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UNSA Éducation Pays de la Loire

 Article publié le mercredi 3 février 2021
 par Anne Lasne.

CHSCTA extraordinaire du 1er février 2021

CHSCTA extraordinaire sur le COVID-19
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Suite à une demande des organisations syndicales, et particulièrement de l’UNSA-Education, le rectorat a réuni le CHSCTA le vendredi 1er février 2021 pour parler de la situation sanitaire en lien avec la pandémie de COVID-19.

Nous avons obtenu alors des informations sur un certain nombre de sujets qui intéressent tous les personnels de l’Education nationale :

Un point sur la situation sanitaire au 29 janvier (sur 7 jours glissants) a été fait. Pour le rectorat, 571 élèves étaient positifs, 1807 en éviction. 103 personnels étaient positifs et 188 cas contacts. Globalement, 413 établissements étaient touchés et 12 classes fermées. Il est difficile de confronter ces chiffres mais selon le site Géode du ministère de la santé, en semaine 3, du 18 au 24 janvier, il y avait 989 contaminés entre 0 et 19 ans. On est donc toujours avec une différence de 50% pour les élèves.

Pour les masques, normalement, les personnes vulnérables ou vivant avec une personne vulnérable doivent avoir reçu leur masque de type II. Si ce n’est pas le cas, il faut nous le signaler et le signaler au rectorat et/ou à la DSDEN. Ensuite, les masques de la drnière livraison posent problèmes (trop petits, s’humidifient rapidement, etc.). Toutes les organisations syndicales l’ont signalé. Le Secrétaire général adjoint nous a approuvés et a indiqué qu’il l’avait fait remonter au ministère.
Des campagnes de tests sont réalisées s’il y a des cas positifs dans un établissement, s’il y a une zone de diffusion intense du COVID ou en cas de suspicion de présence du variant (à priori, pas de cas actuellement). Au total, dans l’académie, 78 sites ont été testés, 3529 tests réalisés et 7 cas positifs trouvés. Cela prouve que l’épidémie reste contenue dans notre région même si les chiffres montrent une hausse lente mais continuelle (sauf en Mayenne).

Le télétravail a été évoqué. Les informations n’ont pas été très clairement données suite à un débat de peu d’intérêt entre une organisation syndicale et le président du CHSCTA. On peut cependant retenir que, si peu d’agent ne télétravaille pas dans les services, aucun ne télétravaille entièrement pour des raisons psychologiques et de qualité du travail que nous comprenons.

Pour les vaccins, il a été demandé ce qui était prévu pour les personnels de l’Education nationale. Tout d’abord, il a été dit que les personnels soignants de plus de 50 ans de l’Education nationale se sont vus proposés le vaccin surtout s’ils participaient aux campagnes de test. Il en de même pour les personnels à risques. Si c’est votre cas et que vous n’avez pas été contactés, signalez-le-nous. Pour les autres, il faut attendre…

 

Au-delà de ces informations générales, l’UNSA-Education a signalé des problèmes plus généraux et demandé que des politiques de prévention soient mises en place.

Nous avons d’abord évoqué les personnels ayant été contaminés par le COVID-19 et les séquelles éventuelles. Le rectorat n’ayant pas de chiffres sur le nombre d’agents l’ayant été, nous avons proposé l’avis ci-dessous qui a été voté à l’unanimité :

Le CHSCTA constate que le COVID 19, au-delà de ses effets immédiats, laisse parfois des séquelles médicales handicapantes qu’elles soient physiques et/ou psychologiques. Le CHSCTA demande donc que les différents services de médecine de prévention de l’académie prennent contact avec les agents ayant souffert du COVID-19 pour s’enquérir de la présence ou non de ses éventuelles séquelles et proposer un suivi adéquat.

Ensuite, suite à des signalements et à des discussions lors des visites dans les établissements, nous avons interpellé le rectorat sur la situation plus que tendues des vies scolaires. La réponse a été que 328 ETP ont été attribués à l’académie jusqu’aux vacances sans savoir s’ils seraient reconduits. Nous avons alors proposé l’avis ci-dessous qui a été voté à l’unanimité sauf FO qui s’est abstenu.

Le CHSCTA constate que, dans le contexte de la crise sanitaire, la quantité de travail demandée aux équipes de vie scolaire des établissements du second degré a fortement augmenté. Il constate aussi, qu’en cas d’absence d’un des membres de cette équipe, les remplacements sont difficiles. Face aux RPS qui en découlent, il demande un renforcement supplémentaire de ces équipes ainsi que la création de postes de CPE et d’AED remplaçants en nombre suffisant.

Enfin, nous sommes intervenus pour signaler nos interrogations sur les messages contradictoires envoyés par le gouvernement. Nous avons signalé qu’un confinement était dans l’ordre du possible. Nous avons donc demandé ce que le rectorat prévoyait à ce sujet (matériel, équipement informatique, formation, etc. ?). La réponse a été assez vague ici et très délayée mais au final on peut retenir que le rectorat a toute confiance dans les responsables locaux pour être prêts…