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Compte-rendu du CHSCT 85 du 19 novembre 2020 : un long monologue...

Article publié le mercredi 25 novembre 2020
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 Un CHSCTD extraordinaire s’est réuni à la demande des Organisations syndicales pour évoquer la situation sanitaire dans notre département. Il est d’abord étonnant qu’il ait encore fallu que nous le demandions. La spontanéité dans le dialogue social n’est pas le fort de nos autorités.

Pour commencer ce compte-rendu, nous nous excusons d’abord auprès de tous ceux qui ont rédigé des fiches RSST. Malgré nos demandes, elles n’ont pas été examinées sauf, indirectement, pour celles en rapport avec le COVID-19. Nous y reviendrons bien sûr dans une séance ordinaire.

Cette séance nous a apporté quelques informations mais a été peu propice au dialogue. La Directrice académique ainsi que le Secrétaire général ont monopolisé la parole. Si on y ajoute une réunion commencée en retard et terminé en avance, on voit très clairement quelle valeur ils accordent tous deux au dialogue social, et, indirectement, à la prévention des risques dans notre département.

Tout d’abord, la présidente du CHSCT s’est réjouie de la régression de l’épidémie dans notre département comme dans le reste de la France. Cependant, elle s’est aussi appuyée sur un bilan biaisé de la situation sanitaire dans l’Education nationale avec des chiffres de contamination parmi les élèves notoirement minimisés. De même, elle n’a évoqué que la fermeture du collège de Benet sans jamais évoquer les écoles vidées de leurs enseignants habituels pour suspicion de contamination.

Dans la même veine, elle a opposé une fin de non-recevoir aux demandes de quelques collèges en difficultés pour appliquer le protocole renforcé du fait de leur taille. Pour elle, c’est l’activité qui compte. Il faut que les collégiens aillent au collège quelle que soit la situation sanitaire. D’ailleurs, elle a sous-entendu que les aménagements obtenus par les lycées ne lui semblaient pas pertinents. Nous pouvons partager les inquiétudes pour les élèves mais pas au détriment de la sécurité sanitaire des agents de l’Education nationale.

La DSDEN va être autorisée à recruter des contractuels pour faire face aux besoins supplémentaires en remplacement. C’est d’ailleurs assez étrange quand le discours est de dire que la situation des remplacements dans le département n’est pas autant sous tension qu’on pouvait le craindre (mais il a fallu quand même arrêter le programme normal des formations dans le 1er degré...). Par principe, l’UNSA est contre le recrutement des contractuels et pour celui de liste complémentaire surtout qu’il s’agira d’aller puiser dans le vivier des étudiants en MEEF de l’INSPé. Bien entendu, ils pourront facilement poursuivre leurs études et passer leur concours dans ce contexte !

Enfin, quelques autres informations moins polémiques ont été abordées :

 - Le décret sur les personnes vulnérables s’applique dans l’Education nationale (ce qui est le minimum) mais il reste pendante la question des personnes vivant avec des personnes vulnérables. Nous conseillons de se signaler à son chef d’établissement ou à son IEN pour obtenir au moins des masques chirurgicaux plus protecteurs.

- Les chefs d’établissement et les directeurs d’école peuvent et doivent refuser un élève arrivant sans masque à l’école et refusant de le porter. Toute menace juridique des parents est sans fondement. Il faut se retourner alors vers la DSDEN qui agira.

- Enfin, les tests réservés à l’Education nationale seront réalisés par les personnels médicaux de l’Education nationale (qui n’ont que cela à faire et qui sont si nombreux...) pour les agents symptomatiques...

N’hésitez pas à nous contacter en cas de problèmes ou de questions au 07 77 73 23 64 ou à eluschsctvendee@unsa-education.org.

 



 
 
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